DANIELLE STEEL, INVITEE EXCEPTIONNNELLE DE RTL SOIR

Ecoutez – ou réécoutez ! – la passionnante interview de Danielle Steel diffusée sur RTL en cliquant sur le lien suivant : http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/international/article/danielle-steel-invitee-exceptionnelle-de-rtl-soir-7697919507

Un beau moment de radio !

LES LUEURS DU SUD

Les lueurs du SudLe mot de la présidente du Club

Les Lueurs du Sud, le nouveau roman de Danielle Steel, est en librairie depuis le 12 mai 2011 ! Danielle nous le présente et nous fait partager la joie qu’elle a éprouvée à l’écrire.

Le billet de Danielle

J’ai eu beaucoup de plaisir à écrire Les Lueurs du Sud. Ce roman m’a demandé un travail de recherche important dans des domaines qui me fascinent. J’ai notamment découvert les dessous du système judiciaire new-yorkais et les rouages d’un procès pour meurtre.

Et, pour la première fois, j’ai écrit une histoire qui se déroule dans le sud des Etats-Unis. C’est une région qui m’a toujours fascinée. Je pensais jusqu’à présent que seul un écrivain originaire du Sud était capable de parler de ce lieu et de sa culture. Son histoire et ses traditions sont si riches !

C’est en imaginant l’histoire d’une New-Yorkaise qui a quitté la Caroline du Sud en quittant son mari et qui quelques années plus tard est contrainte d’y retourner,  que j’ai eu la possibilité d’explorer cette région et de lui rendre hommage.

J’espère que vous aimerez ce roman autant que moi. Je suis très attachée aux personnages et j’espère qu’ils vous toucheront aussi. Ce sont des êtres particuliers. Leur histoire est singulière et captivante. J’ai appris beaucoup en écrivant Les Lueurs du Sud, et j’espère que vous éprouverez le même sentiment en le lisant. Bonne lecture !

Découvrez la présentation de l’éditeur et les premières pages du roman.

DANIELLE STEEL SOUTIENT L’ACTION D’EMMAÜS
Marc Prévot, Président de l'Association Emmaüs et Jean Arcache, PDG de Place des Editeurs, (c)Philippe Matsas
Marc Prévot, Président de l’Association Emmaüs et Jean Arcache, PDG de Place des Editeurs, (c)Philippe Matsas

 

Le mot de la présidente du Club

Danielle est une femme de coeur qui s’engage au quotidien auprès des plus démunis. A l’occasion de la sortie de son récit Offrir l’espoir, elle a choisi de soutenir le travail de l’Association Emmaüs en France, prouvant une fois de plus sa grande générosité!

Le communiqué de presse

Dans son livre-témoignage Offrir l’espoir, paru le 4 novembre 2010 aux Presses de la Cité, Danielle Steel évoque son implication auprès des SDF de San Francisco au cours des onze dernières années. Pour prolonger son action en faveur des mal logés, Danielle Steel et les Presses de la Cité ont décidé de donner 1 euro à l’Association Emmaüs par livre vendu. La somme réunie sera totalement consacrée à un projet d’accompagnement des personnes hébergées par les centres Emmaüs dans leur démarche de relogement (maîtrise de la langue française, aide pour les démarches administratives, l’entretien du logement, la gestion d’un budget, sensibilisation à la vie collective, etc.). Le but est d’aider 150 personnes par an à réussir dans leur parcours d’insertion sociale.

Le 15 mars dernier, Danielle Steel et les Editions des Presses de la Cité ont eu le plaisir de remettre la somme réunie au président de l’Association Emmaüs.

Pour en savoir plus sur Danielle Steel et Offrir l’espoir, cliquez ici.

 

UN VASTE SUJET : LE RESPECT MUTUEL ENTRE PARENTS ET ENFANTS

Le mot de la présidente du Club

Danielle adore les grandes familles. Ses enfants la comblent de bonheur, mais les voir grandir n’est pas toujours évident. Dans ce billet, Danielle nous fait part de son expérience de parent. Elle parle de la joie mais aussi de la difficulté, parfois, d’être mère d’enfants devenus adultes.

Le billet de Danielle

Je pense que la base d’une bonne relation entre des enfants adultes et leurs parents est le respect mutuel. Un point important est de ne pas souhaiter que l’enfant soit à notre image. J’ai des idées assez tranchées sur la façon dont il faut mener sa vie et se comporter avec son prochain (je déteste les personnes agressives et la méchanceté gratuite) et je suis dans ce domaine une mère comblée : mes enfants sont des personnes responsables et aimantes. Mais,  aussi merveilleux soient-ils, ils sont des individus à part entière qui ont leurs propres opinions. Ils ne sont pas moi. Peut-être souhaitons-nous secrètement que nos enfants soient comme nous, mais ce n’est pas le cas. Ils ont des carrières différentes, ils fréquentent des amis que l’on n’apprécie pas forcément, ils rencontrent et épousent des personnes qui ne nous plaisent pas toujours (je parle ici de façon générale, pas de mes enfants). Comme ce serait facile que les enfants empruntent le même chemin que nous, telles des répliques miniatures, et ce, SANS les erreurs que nous avons commises dans le passé ! (Vous voyez certainement de quoi je parle !)
C’est formidable lorsque leurs idées s’accordent aux nôtres, mais qu’en est-il lorsque ce n’est pas le cas ? C’est ici qu’entrent en jeu l’art et le challenge d’être parent. Il faut savoir respecter ses enfants et leurs décisions. En tant que parent, c’est un défi quotidien car leurs choix peuvent être surprenants et parfois même effrayants. Nous avons le droit d’être inquiets, mais il faut vraiment essayer de leur faire confiance. Peu importe les différences ou les ressemblances, je pense que la confiance et le respect sont les clés d’une bonne relation entre parents et enfants. Respecter mes enfants pour ce qu’ils sont a toujours été l’une de mes priorités.
Mais devinez quoi ? Le respect n’est pas en sens unique. Les enfants doivent eux aussi respecter les choix de leurs parents. Ils ont tendance à trouver que nos vêtements sont démodés, ou que nous sommes trop âgés pour porter certaines tenues. Mes enfants pensent que mes cheveux sont trop longs (ils arrivent au milieu de mon dos, c’est comme ça que je me sens bien). Est-ce que je leur dis comment se coiffer ? J’essaie en tout cas de ne pas le faire. Je pense que les parents et les enfants ont cette mauvaise habitude de se critiquer mutuellement. Nous croyons avoir le droit de donner notre avis sur tout sous prétexte que nous sommes proches. Mais personne n’aime entendre ce genre de remarques, même de la part de ceux qu’on aime.
Chacun doit faire preuve de tolérance, de compréhension et de sens de l’humour face à des choix étonnants ou des sujets sensibles. Si les enfants veulent que nous respections leurs décisions farfelues (« Des cheveux bleus, chérie ? Vraiment ? »), eh bien il leur faut aussi respecter les nôtres. La vie est une expérience de chaque jour. Nous devons être tolérants les uns envers les autres. Ce qui ne convient pas à certains sera bon pour d’autres, aussi étrange que cela puisse paraître.
Avec toute mon affection,
Danielle

BONNES RESOLUTIONS… ANCIENNES ET NOUVELLES

Le mot de la présidente du Club

Le début de l’année est le moment des grandes résolutions. Il en va de même pour Danielle. Ce qui est drôle, c’est qu’elle ait retrouvé un papier datant de quelques années sur lequel elle avait noté les objectifs qu’elle souhaitait atteindre et que la plupart soient encore d’actualité !

Le billet de Danielle

C’est durant les tout derniers jours de décembre que je change d’agenda et que je prends possession de mon nouveau. J’ai découvert le modèle qui me convient il y a plusieurs années. J’y mets tous les bouts de papiers qui peuvent s’avérer utiles, mes pense-bêtes, mes cartes de visites et j’y note mes rendez-vous. C’est pourquoi il est très épais et ne ferme que grâce à un gros élastique. Ma vie tout entière se trouve dans cet agenda !
La fin de l’année est le moment idéal pour faire le tri et jeter tout ce dont je ne veux plus. C’est d’ailleurs ce que je viens de terminer. Je me suis débarrassée de beaucoup de choses, mais j’ai aussi redécouvert quelques papiers dont deux notes que j’avais rédigées il y a un certain temps.
Dans la première, qui datait de six ans, j’avais écrit tout ce que je désirais trouver dans une relation amoureuse et tout ce qui me paraissait inacceptable (après plusieurs mauvaises expériences, je sais dans quel genre de relation je ne dois PAS m’engager et celles dont je ne veux pas).
La lecture de cette note m’a bouleversée parce que j’ai réalisé que peu de temps après l’avoir rédigée, je m’étais lancée dans une aventure du type même de celles que je m’étais juré d’éviter ! Comment était-ce arrivé ? J’ai bien dû admettre que je m’étais trompée au point de retomber dans les mêmes pièges. J’ai relu soigneusement cette note avant de la glisser dans mon nouvel agenda en me promettant de m’en souvenir à l’avenir. Et je vais essayer de tenir parole !
Dans la seconde, j’avais dressé la liste de tous les objectifs que je voulais atteindre pour m’améliorer et avoir une meilleure qualité de vie. Le titre était « Objectifs pour 2004 » et j’avais noté : « m’amuser davantage, consacrer davantage de temps à la détente et au divertissement ». Hum… Ces dernières années, j’ai travaillé plus dur que jamais. En grandissant, mes enfants ont davantage de besoins, il y a la crise économique et comme je suis seule la plupart du temps, le travail est ma principale occupation.
Un autre de mes souhaits était : « être plus aventureuse, voyager davantage». Mes seules destinations sont Paris et San Francisco et je n’ai pas été du tout « aventureuse ».
« Dormir davantage » Là encore je n’ai pas respecté cet objectif. Je veille toujours très tard car je travaille plus que jamais.
« Manger mieux » Ouille ! Cela aussi, j’ai dû l’oublier. Quand je suis seule, c’est-à-dire très souvent, je grignote ce qu’il y a. J’ai horreur de me cuisiner pour moi seule.
« Voir mes amis plus souvent » Je ne l’ai pas fait non plus. Quand j’ai un moment, je le passe avec mes enfants, sinon je travaille.
Le seul objectif que j’aie respecté est  « imposer des limites aux gens qui essaient de profiter de moi. ».
Mais il est clair que tous ceux que je m’étais fixés en 2004 sont encore d’actualité et je vais tenter de les atteindre cette année.
Il est toujours bon de se fixer des buts, de réfléchir à la façon dont nous voulons vivre et de s’imposer des règles sur ce que nous voulons faire ou refuser. J’ai encore des progrès à accomplir dans ce domaine et des années à rattraper. Mais je vais mettre cette liste dans mon nouvel agenda et m’efforcer d’obtenir des résultats. J’ai un sérieux défi à relever !
Bonne et heureuse année !
Avec toute mon affection.
Danielle.

AVANT NOËL

Le mot de la présidente du Club

Danielle adore nos illuminations et toute l’ambiance qui règne aux alentours de Noël à Paris. Il semble que San Francisco perde cette tradition. C’est dommage !

Martine Lamarle,
Présidente du Club des Amis de Danielle Steel

Le billet de Danielle
Début décembre, j’essaie souvent de faire un rapide voyage à Paris, avant l’arrivée de mes enfants à San Francisco pour Noël. Avant ou pendant les fêtes, je vous recommande d’aller à Paris. C’est une ville extraordinaire ! Depuis quelques années, du moins en Californie, les décorations de Noël disparaissent peu à peu. Et je dois l’avouer, ces décorations me manquent. A Paris, il y en a partout et les illuminations comme les vitrines sot superbes. De plus, vous pouvez acheter des sapins verts, ou bien recouverts de neige artificielle… ou même rouges (ceux-là sont vraiment adorables et drôles à voir !). Sur les Champs Elysées, les arbres sont illuminés ce qui donne un aspect féerique à cette magnifique avenue. Et près de la Concorde, une immense grande roue est installée. Il règne une ambiance de fête dans toute la capitale. Entre le froid, la nuit et les décorations, on a vraiment l’impression de vivre un Noël d’autrefois et cela nous met dans l’ambiance. Dans presque chaque quartier, on découvre un marché de Noël composé de petites baraques où l’on vend toutes sortes de cadeaux et d’articles de Noël.
J’espère que vous aurez le temps de préparer les fêtes et que vous y prendrez du plaisir (bien que cette période soit particulièrement trépidante !). Quand je serai de retour en Californie, je me mettrai vite en cuisine pour confectionner des brownies. C’est pour nous une tradition (autrefois, les enfants se disputaient le droit de lécher la cuiller et le récipient !).
Avec un peu d’avance, je vous souhaite un joyeux Noël depuis Paris, mais je vous écrirai aussi très bientôt de San Francisco.
Avec toute mon affection.
Danielle.

SEANCES PHOTOS

Le mot de la présidente du Club

Dans ce billet, Danielle dévoile tout le travail et les efforts que demandent les photos qui illustrent ses livres. Cela demande beaucoup de temps et d’énergie et également une grande complicité avec sa photographe Brigitte Lacombe.

Martine Lamarle,
Présidente du Club des Amis de Danielle Steel

Le billet de Danielle
L’été, après le départ des enfants (et mon anniversaire, que nous fêtons à la mi-août), je commence à m’organiser pour l’automne. Je suis tout à fait dans l’esprit de la rentrée, puisque je me remets à écrire en septembre et que je passe la seconde quinzaine d’août à ranger mon bureau.
C’est le moment où je trace les grandes lignes de mon prochain roman et où sont faites les photos qui figureront au dos de mes livres. J’essaie le plus possible qu’elles soient en rapport avec mes romans. Pendant deux jours, je pose dans différentes tenues et dans des lieux différents. Cela n’en a peut-être pas l’air, mais cela représente beaucoup de travail.
J’ai recours aux services d’une photographe, une Française qui s’appelle Brigitte Lacombe. Elle exerce son talent partout dans le monde, mais son studio se trouve à New York. Elle se rend souvent dans des coins incroyables, où elle réalise de magnifiques portraits. Elle a d’ailleurs publié un recueil de ses œuvres. Extrêmement douée, elle a photographié beaucoup de personnalités connues. Elle est discrète, charmante, intelligente et très modeste en dépit de son talent. Les résultats sont fabuleux et c’est un vrai plaisir que de travailler avec elle. Il nous faut un certain temps, pour fixer les dates des séances, car son emploi du temps est extrêmement chargé. Il lui arrive d’avoir à traverser la moitié du globe pour venir me voir. Aujourd’hui, elle arrive de Corée, après être passée par la Toscane et s’être arrêtée à Los Angeles. Nous avons passé deux jours à réaliser des photos dans différents décors et différentes tenues, aussi bien chez moi qu’aux alentours, à raison de dix heures par jour. Elle ne s’arrête que lorsqu’elle elle est satisfaite de son travail. Je la comprends, car je suis comme elle.
Sur plusieurs photos, je suis assise à mon bureau sur une vieille chaise qui date des années soixante. J’ai également posé devant une tapisserie du XVIIe siècle, pour un roman historique en cours de rédaction. Les meilleurs portraits ont été réalisés devant un panneau uni en guise de fond, et aussi dans le séjour. Cette fois, nous sommes presque toujours restées à l’intérieur de la maison et j’ai changé de vêtements pour chaque prise. Nous espérons ainsi avoir les photos qui illustreront les couvertures de plusieurs livres. Brigitte a trois assistants et elle arrive avec une tonne de matériel et toute une collection d’appareils apparemment très sophistiqués. L’un de mes assistants nous apporte son concours, ainsi qu’une coiffeuse et une maquilleuse. A la fin de la journée, je n’ai qu’une envie : me laver la figure, ébouriffer mes cheveux, enfiler un jean et un vieux pull !
C’était la première fois que nous avons pris deux photos de moi devant ma table de travail. D’ordinaire, mon minuscule bureau est un sanctuaire inviolable. Il est rempli de souvenirs de mes enfants, depuis les bulletins de la maternelle, que j’ai fait encadrer, jusqu’aux trésors qu’ils ont confectionnés pour moi au cours des années. J’y ai passé le plus clair de ma vie, entre une photo de la baie et une autre du pont du Golden Gate. La pièce est tellement exiguë que Brigitte a dû s’installer dans l’escalier de service pour me photographier.
Par le passé, nous avons pris des photos en extérieur devant le pont du Golden Gate (pour Une grâce infinie), dans un jardin (pour Villa Numéro 2) et l’année dernière à Paris (pour Irrésistible, ainsi que pour plusieurs de mes futures parutions). Nos emplois du temps étant très chargés, nous nous efforçons de réaliser le plus de photos possibles. Mais aujourd’hui, nous sommes restées chez moi, car nous cherchions des cadres intimes, comme pour Sœurs et Amies où nous avons même pris une photo de moi avec l’un de mes chiens, parce qu’il y en a plusieurs dans le roman. Chaque photo doit être différente et attirer le lecteur. Tout cela m’occupe énormément, mais très bientôt, je m’enfermerai dans mon bureau pour écrire mon nouveau roman.
Et j’ai hâte d’y être !

SE REMETTRE AU TRAVAIL

Le mot de la Présidente du Club

La fin du mois d’août annonce la fin des vacances et pour tous la reprise des activités. Danielle n’échappe pas à la règle et c’est tant mieux pour nous, parce que cela signifie de nouveaux romans en préparation !

Martine Lamarle,
Présidente du Club des Amis de Danielle Steel

Le billet de Danielle
Eh bien… je dois admettre que l’été est vraiment terminé et qu’il est temps que je me remette au travail. Mes enfants sont repartis. Ceux qui poursuivent leurs études ont regagné l’université et, ce week-end, j’ai corrigé un de mes livres, qui sera publié l’an prochain ; j’ai ensuite commencé à réfléchir à celui que j’écrirai cet hiver et en ai tracé les grandes lignes.
Pas de doute, c’est la reprise !
J’aime beaucoup me lancer dans un nouveau roman, imaginer l’histoire, donner vie aux personnages et à l’intrigue, puis construire le récit, chapitre après chapitre. Grâce à ce plan précis, quand je commence la rédaction d’un roman, je sais exactement où je vais. Cela me permet de continuer à le peaufiner pour que l’histoire fonctionne vraiment.
Aux Etats-Unis, la fête du Travail a lieu le premier lundi de septembre et, pour moi, elle a longtemps marqué la fin de l’été, puisque c’était la date de la rentrée des classes. Mais maintenant, la rentrée se fait de plus en plus tôt, si bien que, lorsque la fête du Travail arrive, un grand nombre d’entre nous ont déjà repris leurs activités et elle n’est plus qu’un long week-end.
Je déteste l’idée que l’été se termine. D’une part, parce que les vacances sont finies et, d’autre part, parce que je sais qu’un travail énorme m’attend. Mais surtout mes enfants s’en vont et ils me manquent dès qu’ils sont partis. Heureusement, il me reste les merveilleux souvenirs de ces vacances passées ensemble. Alors, je vous souhaite à tous une excellente rentrée !!! Et… je me remets au boulot !

LA VILLE CHÈRE À MON CŒUR

Le mot de la Présidente du Club

Ce billet permet de comprendre l’attachement de Danielle à Paris et à la France, attachement qui remonte à son enfance, et montre aussi les différences entre les mentalités américaine et européenne.

Martine Lamarle,
Présidente du Club des Amis de Danielle Steel

Le billet de Danielle

Si vous interrogez un Américain sur ses racines, il vous répondra généralement quelque chose comme : « J’ai des ancêtres originaires d’Irlande, d’Ecosse, d’Angleterre, d’Allemagne, de Suède… peut-être aussi qu’une goutte de sang français coule dans mes veines. » Les Européens, eux, s’intéressent davantage à leurs racines, car leurs ancêtres venaient souvent des pays qui composent l’Europe, donc proches de là où ils se sont installés.
Les Américains savent d’où sont originaires leurs ancêtres, mais se sentent avant tout américains. Et s’ils possèdent un passeport, ils n’en ont qu’un : le passeport américain. Les Etats-Unis ne forment qu’un seul et immense pays. J’en ai réellement pris conscience un jour où j’allais du Colorado à New York en voiture. J’ai alors constaté avec surprise que, malgré les kilomètres qui défilaient, la radio continuait de diffuser la même musique. Je ne franchissais pas de frontières, c’était toujours le même pays et tout le monde parlait la même langue. En Europe, sur une telle distance, j’aurais parcouru tout le continent et traversé dix pays.
De fait, les Américains ne parlent qu’une seule langue et n’ont pas vraiment besoin d’en connaître une autre, puisque l’usage de l’anglais est de plus en plus répandu dans le monde. Mon assistante en est la preuve : elle est absolument parfaite mais ne parle pas un mot de français. Pendant plusieurs années, elle m’a accompagnée à Paris chaque fois que je m’y rendais et n’a jamais rencontré le moindre problème ; elle ne s’est exprimée qu’en anglais et a toujours obtenu ce qu’elle voulait.
Ainsi que je le disais plus haut, les pays européens offrent la possibilité de franchir en quelques heures plusieurs frontières et de passer d’une langue à l’autre. La semaine dernière, j’ai failli me rendre aux Pays-Bas. En voiture, depuis Paris, cela ne m’aurait pris que trois heures et je ne me serais absentée que pour la journée. J’ai des amis qui vivent en Belgique et qui prennent souvent le train pour venir déjeuner à Paris. En été, je passe une partie de mes vacances en France, avant d’aller à Monaco puis en Italie. Tous ces pays semblent petits par rapport aux Etats-Unis !
En Europe, le fait d’avoir des parents de nationalités différentes permet très souvent de bénéficier de la double nationalité et d’obtenir deux passeports. De plus, loin de se contenter de savoir que leurs ancêtres étaient irlandais, écossais ou suédois et de posséder plusieurs passeports, les Européens dont les parents sont de nationalités différentes parlent plusieurs langues, outre l’anglais, pour la bonne raison qu’ils sont amenés à les utiliser.
Ma famille est un cas typique. Ma mère était portugaise et mon père allemand. Tous deux étaient nés en Europe et, aujourd’hui encore, je pourrais demander les deux passeports. Mon grand-père maternel était diplomate et ma mère parlait cinq langues couramment. Mon père en parlait huit, parmi lesquelles certaines vraiment difficiles, comme le japonais, le russe et le grec. Il possédait le don des langues. Mes neveux français en parlent cinq et moi seulement quatre (au fil des années, le manque de pratique m’a valu d’en perdre deux). C’est nécessaire, en Europe, ou du moins utile. Aux Etats-Unis, c’est superflu (bien que, dans le domaine des affaires, certains aient pu trouver un certain bénéfice à apprendre le chinois). Je suis donc née aux Etats-Unis d’une mère portugaise et d’un père allemand, mais j’ai passé une grande partie de mon enfance en France et je parlais le français avec mes parents. J’ai grandi entre Paris et New York et j’ai fait mes études dans un lycée français. Mon passé et des liens très forts me rattachent à la France, où vit la seule famille qui me reste en dehors de mes enfants. A dix-huit ans, j’ai renoncé à la nationalité française pour des raisons pratiques qui n’ont rien à voir avec les sentiments. Je n’ai qu’un passeport – américain –, mais je pourrais prétendre à quatre nationalités. En Europe, cela n’a rien d’extraordinaire (j’ai beaucoup d’amis qui ont plusieurs passeports, tout comme leurs enfants), mais aux Etats-Unis, c’est tout à fait inhabituel.
En raison de mes origines, j’ai des liens personnels et sentimentaux très étroits avec la France. J’y ai passé la majeure partie de mon enfance et le français a été ma première langue. C’est là que je suis allée à l’école, que j’ai vécu mes premiers flirts, que je me suis mariée pour la première fois. Ce n’est pas la voix d’Elvis qui a bercé mon enfance, mais celles de Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Jacques Brel, Gilbert Bécaud et Sylvie Vartan (justement, j’ai acheté hier quelques-uns de leurs CD et, comme vous pouvez l’imaginer, ce fut une belle promenade dans la rue des Souvenirs ! En fredonnant les airs de ma jeunesse, j’ai retrouvé mes quinze ans ! Et je me rappelle encore toutes les paroles !). C’est merveilleux de pouvoir préserver sa culture et son passé, et de les partager avec ses enfants. Il est réconfortant de savoir que cela fait partie de nous.
A l’heure actuelle, j’ai passé plus de la moitié de ma vie aux Etats-Unis. J’y ai poursuivi mes études universitaires et je m’y suis mariée. Mes enfants sont résolument américains (ils se moquent de moi lorsque ma prononciation est trop « française »). J’écris mes livres en anglais… mais c’est en français que je rédige des poèmes. Je suis heureuse de pouvoir profiter de ces deux mondes.
En Europe, les gens restent très attachés à leur passé. Il fait partie de leur quotidien.
Bien que je vive aux Etats-Unis et que je sois américaine (et fière de l’être), chaque fois que je reviens à Paris, j’ai le sentiment de rentrer chez moi. J’y ai des souvenirs d’enfance, le magasin de jouets que je fréquentais existe toujours, la boîte de nuit où je dansais à seize ans est encore à la mode aujourd’hui, des générations sont allées dans les mêmes restaurants que moi et le café où l’on chantait des chansons paillardes est encore très apprécié des étudiants. Le passé est toujours présent, ici, et le mien s’y trouve aussi : la maison où j’ai vécu enfant, mes camarades d’école… Quand je viens à Paris, j’éprouve une certaine nostalgie. Il n’est pas facile d’effacer ce genre de souvenirs, mais pourquoi le voudrait-on ?
En fait, j’ai une histoire dans les deux pays, je parle aussi bien les deux langues et, quoi qu’en dise mon passeport, je suis extrêmement attachée aux deux cultures. J’en suis d’ailleurs très heureuse car cela ajoute de la consistance et de la profondeur à ma vie ; cela nous enrichit, mes enfants et moi.
De plus en plus, des Américains dont les familles ont émigré aux Etats-Unis depuis plusieurs générations se rendent en Europe pour retrouver leurs racines, rencontrer des parents éloignés et visiter les régions dont leurs ancêtres étaient originaires. En ce qui me concerne, le fait d’avoir grandi en Europe et d’avoir été élevée dans cette culture m’en rapproche encore davantage. Quelqu’un m’a dit récemment que je donnais l’impression de me sentir toujours chez moi à Paris. C’est vrai… Tout comme je me sens chez moi à San Francisco. Mais Paris tient une place particulière dans mon cœur. Ce que j’apprécie, c’est que rien ne change énormément à Paris. Quand j’y retourne, tout est toujours en place et c’est pourquoi, en effet, je m’y sens immédiatement chez moi.
Je suis toujours ravie d’aller à Paris. Je ne connais rien de plus beau que la tour Eiffel illuminée, la nuit, ou l’Arc de triomphe. J’aime me promener dans les beaux jardins de la capitale française. Ils sont étroitement liés aux tendres moments de ma jeunesse. Le cœur se souvient de ce que l’on pensait avoir oublié. Quand vous ne vivez plus là où vous avez grandi, les souvenirs sont toujours présents et ressurgissent dès que vous retournez dans la ville de votre enfance.
Je suis toujours triste de quitter Paris, où je laisse chaque fois un peu de mon cœur. Il n’est pas aisé d’y vivre, mais il est facile d’en tomber amoureux.
Cela me fait penser à une réplique du film Sabrina, avec Audrey Hepburn. Il me semble qu’elle est d’ailleurs de l’écrivain Gertrude Stein. La voici : « L’Amérique sera toujours mon pays, mais Paris sera toujours la ville de mon enfance. » C’est exactement ce que je ressens. Demain, je vais quitter Paris, retourner auprès de mes enfants aux Etats-Unis, et je serai heureuse de les voir, heureuse d’être là-bas… mais je laisserai un peu de mon cœur ici, à Paris. C’est merveilleux d’avoir deux cultures, deux pays à aimer, d’autant qu’ils sont tous les deux extraordinaires !
Avec toute mon affection,
Danielle

MES VACANCES

Le mot de la Présidente du Club

L’été permet à Danielle de passer d’excellentes vacances avec ses enfants. C’est pour elle un moment privilégié, une parenthèse de bonheur et de détente durant laquelle elle se ressource, oublie tous les tracas du quotidien et retrouve les siens.

Martine Lamarle,
Présidente du Club des Amis de Danielle Steel

Le billet de Danielle

En écrivant ce titre, je ne peux m’empêcher de sourire… N’était-ce pas, pour beaucoup d’entre nous, le sujet de notre première rédaction, à l’école primaire ?
Quoi qu’il en soit, j’ai passé un merveilleux été avec six de mes enfants. Nous avons d’abord séjourné quelque temps à Paris, où nous avons rencontré des amis, sommes allés dans de petits bistrots et avons fait du shopping (il y a des soldes extraordinaires en juillet, à Paris). Mais nous avons aussi flemmardé et profité les uns des autres en bavardant, en jouant aux cartes et au scrabble, en regardant des DVD. Pour moi, c’est toujours un grand bonheur de me trouver avec mes enfants, et je suis heureuse qu’ils acceptent encore de me consacrer un peu de leur temps !
Après Paris, nous sommes allés dans le sud de la France, comme chaque année depuis leur naissance (moi-même, j’y passais mes vacances étant enfant). Là-bas, il y a toujours énormément de monde à cette période de l’année. Il y fait chaud, la Méditerranée est belle et attire de nombreux estivants. Autrefois, nous y passions plusieurs semaines. Aujourd’hui, nous nous contentons d’un ou deux jours, principalement pour respecter la tradition familiale et rappeler de bons souvenirs à mes enfants. Ils amènent tous un ami ou une amie avec eux, et nous séjournons dans un vieil hôtel très agréable, au bord de la mer, où la cuisine est délicieuse et où il règne une ambiance familiale. Nous y sommes restés deux jours, puis, ainsi que nous en avons l’habitude depuis plusieurs années, nous nous sommes rendus à Monaco, où se trouvait le bateau que je loue pour aller en Italie. J’aime beaucoup Monaco, même si nous n’y séjournons que peu de temps, au début et à la fin de notre voyage.
Nous avons quitté Monte Carlo pour Portofino, une charmante petite ville dotée d’un port très pittoresque. C’est l’une de nos destinations préférées. La nuit, du bateau, on peut admirer une vieille forteresse illuminée, tout en haut d’une colline, ainsi qu’une église sur une seconde hauteur qui fait face à la première. C’est l’un des endroits les plus beaux que je connaisse. Ensuite, nous avons repris la mer en direction de l’île d’Elbe, et de là nous avons gagné la Sardaigne, où de nombreux Italiens prennent leurs vacances. Nous avons essuyé un grain, mais cela n’a pas été dramatique et nous l’avons vite oublié. Sur le chemin du retour, nous avons fait une halte en Corse et nous nous sommes baignés dans l’eau transparente. L’île est magnifique avec ses paysages sauvages, relativement épargnés par le modernisme. Nous sommes ensuite repartis vers Monte Carlo. C’était la fin des vacances et, en rendant le bateau, j’ai eu l’impression d’être Cendrillon quand son carrosse redevient citrouille et ses cochers souris blanches.
Nous avons regagné Paris ensemble. Puis, un à un, mes enfants sont partis. Ces vacances ont été parfaites, surtout en ce qui me concerne, parce qu’ils sont là. Je suis très heureuse que chaque été nous puissions faire ensemble des voyages aussi agréables… Et je commence déjà à compter les jours jusqu’aux vacances de l’an prochain !
J’espère que vous aussi, vous passez un bon été.

Danielle

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