BONTÉ, TOLÉRANCE ET PARDON
Le mot de la Présidente du Club
Lorsque l’on rencontre Danielle, on est frappé par sa bonté, sa chaleur, sa gentillesse, sa simplicité. Ces qualités se manifestent particulièrement dans le billet qu’elle nous livre ici.
Martine Lamarle,
Présidente du Club des Amis de Danielle Steel
Le billet de Danielle
J’aime beaucoup la Bible. Elle m’apporte une sérénité dont j’ai souvent besoin, particulièrement le soir lorsque je vais me coucher. Mes journées sont stressantes et font fréquemment vingt heures. Entre mes enfants, mon travail, une foule d’obligations et de responsabilités, je n’arrête pas. Aussi, la lecture de la Bible me calme. Elle me donne le recul nécessaire pour prendre conscience que je ne porte pas le monde entier sur mes épaules. J’y trouve aussi la voie à suivre dans mes relations avec les autres, que ce soit dans ma manière de les traiter comme dans celle dont je souhaite être traitée.
Un passage me plaît particulièrement et j’avais envie de vous en faire profiter. Il est tiré de la lettre aux Ephésiens, 4, 32, et le voici : « Soyez bons et compatissants, pardonnez-vous les uns les autres. » Il me touche singulièrement et me va droit au cœur. Il me fait réfléchir sur ma journée et sur la façon dont je me suis comportée. Nous avons tous des moments où tout semble nous échapper, y compris nos réactions. Me suis-je montrée désagréable? Ai-je manqué de délicatesse, de compassion ? Pour moi, être compatissant, altruiste, bon, savoir pardonner aident à devenir meilleur et à réussir notre vie aussi bien sur le plan amoureux que professionnel. Lorsque je lis ce précepte, je me promets d’essayer de l’appliquer et de garder ces trois notions à l’esprit. Le pardon est particulièrement important. Nous n’allons pas loin, dans la vie, si nous sommes incapables de pardonner à notre prochain, même si parfois il y a beaucoup à pardonner. J’ai toujours du mal à accorder mon pardon à ceux qui m’ont vraiment blessée, mais je m’y efforce. Le refus de pardonner est le plus sûr moyen de détruire définitivement une relation. Il faut savoir se montrer indulgent. Il n’y a rien de pire que d’être avec quelqu’un qui refuse d’oublier vos fautes ou vos erreurs et vous en rebat les oreilles chaque fois qu’il en a l’occasion. J’ai vécu cette situation et je peux vous assurer qu’il n’y a rien de pire. Si vous agissez ainsi, les blessures ne se referment jamais. L’absence de tolérance, le rappel constant de nos torts interdisent toute guérison. On me demande souvent ce que j’attendrais d’un homme, si je retombais amoureuse. Pour moi, en priorité, il devrait être bon. Beaucoup disent souvent qu’ils recherchent quelqu’un qui les fasse rire ou qui ait le sens de l’humour. Je peux vivre avec un homme qui n’a pas d’humour (quoique j’aime rire) car je peux m’amuser avec mes amis. En revanche, je ne peux pas vivre sans bonté.
Récemment, à un mariage, alors que je félicitais le marié, j’ai été vraiment choquée de la réflexion qu’il a eue à propos de son épouse. Il m’a dit qu’elle était « très drôle », comme s’il s’agissait de sa principale qualité. Est-ce vraiment suffisant pour souder un couple ? Est-ce vraiment le plus important ? Si je venais de me marier, je n’aimerais pas que mon conjoint vante son bonheur en se bornant à dire que je suis « drôle ». Je voudrais qu’il parle de moi comme quelqu’un de solide, de fiable, d’attentif, de bon, d’intelligent, d’aimant… Bref, comme quelqu’un de bien… pas seulement « drôle ». A mes yeux, la drôlerie est loin d’être suffisante. Mais cet ami est plus jeune que moi. Pour ma part, j’ai connu suffisamment de situations difficiles et éprouvantes pour savoir qu’il faut plus que de l’entrain et du rire pour les affronter.
Quoi qu’il en soit, ces quelques mots tirés de la lettre aux Ephésiens me réconfortent et je vous souhaite d’être vous aussi bon, compatissant, tolérant et de savoir pardonner. Il n’y a rien de meilleur au monde ! Atteindre ce but me semble être un excellent objectif.