De l’importance des bonnes copines
Le mot de la Présidente du Club
En certaines occasions, l’absence d’un homme à ses côtés se fait cruellement sentir. Comme, par exemple, quand il faut aller seule voir son banquier.
Il en va de même pour Danielle. Lorsqu’elle a rendez-vous avec lui, elle a l’impression de ne rien comprendre à ses propositions et à son jargon, de ne pas être à la hauteur. Sauf si des amies l’accompagnent…
Martine Lamarle,
Présidente du Club des Amis de Danielle Steel
Le billet de Danielle
Récemment, j’ai vécu une expérience qui m’a fait beaucoup de bien. Toutes celles qui sont seules (comme moi en ce moment) se demandent ce qui se passera plus tard et ce qui leur arrivera si les choses tournent mal et qu’aucun homme n’est là pour les protéger ou les soutenir. C’est angoissant, mais malheureusement cela fait partie du jeu de chaises musicales de la vie, où certaines d’entre nous se retrouvent seules. Vous avez fait une erreur, vous vous êtes trompée à propos de l’homme que vous avez épousé ou, au contraire, vous ne vous êtes pas trompée, mais le destin s’en est mêlé… Et soudain, vous vous retrouvez seule, alors que vous ne l’auriez jamais imaginé, à un moment de la vie où vous ne voudriez pas l’être.
Peut-être rencontrerai-je bientôt celui que j’attends, celui avec qui je partagerai et finirai ma vie. Mais, pour l’instant, je suis « célibataire ». J’ai des enfants adorables, mais c’est à moi de prendre soin d’eux, et non le contraire. Je n’attends pas qu’ils me soutiennent dans les situations difficiles. Ils ont leur propre vie à mener, et maintenant j’ai la mienne, seule. Cela m’est particulièrement pénible dans certains cas, comme lorsque je dois me faire hospitaliser. Une personne mariée n’a aucun problème pour remplir le formulaire où on lui demande qui prévenir en cas de nécessité. Jusqu’à récemment, je ne voulais pas donner le nom de mes enfants. Ils étaient vraiment trop jeunes. Et, de toute façon, je ne tiens pas à leur imposer ce genre de corvée ou à devenir un fardeau pour eux. C’est pourquoi, lorsque cela m’arrive, j’inscris le nom et le numéro de mon assistante, mais à chaque fois cela me serre le cœur. Et quand je pense à tout ce qui pourrait arriver, je ne peux m’empêcher d’avoir un peu peur. Je ne parle pas seulement des problèmes de santé, mais de toutes les difficultés et des décisions auxquelles nous devons faire face dans la vie. Comment fait-on lorsqu’on doit les affronter seule ? Comme mes enfants le diraient, « tu nous saoules ». Il n’empêche que cela me préoccupe.
Après la crise qui vient de secouer le monde, les banques ont fait faillite, le marché financier s’est effondré et notre confiance dans les institutions a été ébranlée. Mes avocats m’ont donc récemment conseillé de me renseigner sur d’autres banques, pour les comparer à la mienne. Je déteste m’occuper de ce genre de choses. Comment savoir qui me dit la vérité, quel est l’établissement le plus sûr et si le mien est le meilleur ? Une banque peut vous faire des promesses mirifiques, mais seront-elles tenues ? J’ai reculé autant que je l’ai pu, puis j’ai fini par prendre rendez-vous avec une autre banque. Ce ne devait être que pour écouter le conseiller et obtenir des informations.
Tout en me préparant pour cet entretien, je repensais aux mauvaises décisions que j’avais prises dans ma vie. Par quelle malchance me retrouvais-je seule ? J’aurais voulu avoir un mari qui m’aide et qui se serait chargé de choisir la bonne banque. Je ne me sens aucune compétence en la matière. Donnez-moi quatre cents feuilles de papier blanc, je n’aurai aucune difficulté à trouver une bonne intrigue qui tiendra mes lecteurs en haleine. Mais tendez-moi un formulaire d’assurance, des imprimés bancaires ou des documents officiels, j’ai la tête vide et le cerveau en capilotade. Je sais que ça a l’air stupide et je ne suis pas complètement idiote, mais je déteste la paperasserie et la bureaucratie. Je n’y comprends rien et tout ce qu’on me raconte se transforme en galimatias. Traditionnellement, d’après l’éducation que j’ai reçue et mon expérience, il revient au mari de choisir la meilleure banque. Malheureusement, comme je n’en ai plus, je dois m’en charger moi-même. Mais si je me trompais ? C’est une décision que n’importe quelle femme à n’importe quel moment peut être amenée à prendre si elle se retrouve seule. Ce n’est pas aussi simple que vous l’imaginez.
Quelques jours avant l’entretien, mon avocate m’appela. C’est une femme merveilleuse et l’une de mes meilleures amies. J’eus ensuite un coup de fil d’une autre amie très chère. Toutes les deux m’invitèrent à déjeuner avant le rendez-vous. Bien entendu, j’acceptai avec plaisir. Elles me proposèrent également de m’accompagner à la banque. Toutes deux travaillent, sont intelligentes, mariées et mères de famille. Bien que la décision finale m’appartienne, je fus ravie qu’elles viennent avec moi. Je redoutais cet entretien et me réjouissais de ne pas m’y rendre seule, même si je savais que ce n’était qu’un rendez-vous d’information.
Le déjeuner fut fort gai, comme toujours, même si nous déjeunons rarement ensemble (seulement une ou deux fois par an). Nous sommes toutes les trois occupées, nous avons un métier, des vies, des familles et trop peu de temps à nous consacrer mutuellement. Mais je sais qu’elles sont là pour moi, tout comme je suis là pour elles. C’est réconfortant.
Après le déjeuner, nous sommes allées à la banque, située un peu plus loin. A mesure que nous en approchions, j’avais l’impression que mon cerveau se liquéfiait. Je savais que j’allais me sentir ignorante, mal informée et sans doute accablée. Nous fûmes reçues par une équipe de conseillers bien rodée qui nous fit une présentation très au point de la banque. Ce genre de présentation me donne toujours envie de rire. Les gens sont si sérieux que je me demande toujours si c’est vraiment à moi qu’ils s’adressent. De plus, leurs explications sont tellement lisses et parfaites que je me méfie. En outre, elles sont formulées dans un jargon financier qui ne m’est pas du tout familier, si bien que je ne comprends pas la moitié de ce qu’ils racontent. J’ai du mal à croire qu’il y a des gens qui s’expriment de cette façon. Sans doute que oui. Mais pas autour de moi. Quand j’écris, je m’efforce d’adopter un langage simple et clair, facile à comprendre. Dans le monde des affaires, les gens utilisent des termes que je ne comprends pas et une langue que je ne connais pas. Pour eux, il s’agit avant tout d’impressionner leur interlocuteur, de lui montrer à quel point ils sont importants. Mais qu’est-ce qu’ils sont en train de dire ? Tout en me tortillant sur ma chaise, j’avais l’impression d’avoir cinq ans. Ainsi que je le craignais, j’étais accablée et j’avais hâte que ce soit terminé, un peu comme un gamin, à l’église, qui tire sa mère par la manche en lui disant « C’est bientôt fini ? », « On part quand ? », « J’ai faim ! », « J’ai soif ! ». Je détestais être dans ce grand fauteuil et l’objet de cette « présentation ». J’étais certaine qu’ils cherchaient à m’impressionner, alors que j’aurais voulu me cacher dans un coin avec une couverture sur la tête et que quelqu’un me dise quand ce serait fini et me traduise ce qu’ils disaient. La présentation fut parfaite. On me donna toutes les informations nécessaires pour que je me décide en toute connaissance de cause. Malgré tout, je restais un peu perplexe. Et si je prenais la mauvaise décision ? S’ils m’avaient menti ? Si je gâchais tout ? Si je ne savais tout simplement pas comment on prend une bonne décision ? Je déteste m’occuper de ce genre de choses. Aussi, la présence de mes amies fut pour moi incroyablement réconfortante. Elles parlèrent très peu. Quant à moi, j’étais si tendue que je fis des remarques idiotes. Bien entendu, je me sentis stupide et eus envie de rentrer chez moi. Mais, en jetant un coup d’œil sur le côté, je vis mes amies qui étaient là. J’ignore si elles comprenaient quelque chose ou si elles sont plus intelligentes que moi, mais tout ce qui m’importait, c’était qu’elles soient là. Je n’étais pas seule. Je bénéficiais à la fois de leur présence, de leur soutien, de leur affection et de leur amitié. Le reste n’était qu’une présentation, dans une langue que je connais mal, le jargon des hommes d’affaires. Je parle quatre langues, mais pas celle-là.
Nous avons enfin quitté les conseillers, tous extrêmement charmants au demeurant. Je voudrais avoir les compétences qu’ils semblent posséder. Je serais bien incapable d’exercer leur profession, mais sans doute ne pourraient-ils pas non plus transformer des feuilles blanches en bon roman. A chacun son métier, à chacun son talent.
En prenant l’ascenseur pour redescendre, j’étais au septième ciel. A juste titre, puisque la banque était située tout en haut d’un immeuble et que les bureaux avaient de larges baies et une vue superbe. Malheureusement j’ai le vertige et je m’étais éloignée le plus possible des fenêtres. Au lieu de m’impressionner, cela n’avait fait qu’accroître mon anxiété et ma frayeur. Mais, une fois dans l’ascenseur, je pris tout à coup conscience d’une chose… Mes deux amies m’avaient accompagnée, je n’étais donc pas seule et je n’avais pas besoin d’un mari ou d’un compagnon pour affronter ce genre d’épreuves. Et comme elles n’avaient pas de décisions à prendre, elles avaient sans doute eu moins peur que moi et mieux compris ce qui se disait. Je pourrais en discuter avec elles plus tard.
C’est ce que j’ai retenu de cette expérience. Je ne suis plus obligée d’avoir un homme dans ma vie pour inscrire son nom sur le formulaire de l’hôpital (ce serait bien, évidemment, mais ce n’est pas obligatoire et ma vie ne va pas s’effondrer pour autant). Si mes amies m’accompagnent à la banque quand j’ai rendez-vous avec mon conseiller, alors je ne suis pas seule. Personne n’a à remplir les documents à ma place, je peux le faire moi-même. Le principal est d’avoir des amies. Et même si elles se sont tues pendant l’entretien, pour moi elles ont tenu le rôle de parents (moi étant l’enfant) devant le directeur de la nouvelle école. J’ai des amies !!! En sortant de l’immeuble, j’avais envie de crier : « Je peux le faire !!! Je ne suis pas aussi désarmée que je le croyais pour affronter le monde cruel des adultes. » Je comprenais soudain combien leur amitié était précieuse et ce qu’elles représentaient pour moi. Elles étaient venues avec moi, elles s’étaient assises, elles avaient écouté. Grâce à elles, j’avais tenu le coup et je pourrais leur demander des explications si j’en avais besoin (du moins, quand je n’aurais plus l’estomac noué à ce seul souvenir). Pour la première fois, quand je considérais l’avenir, je ne cédais plus à la panique en me disant que je n’y arriverais pas toute seule. J’en étais capable et mes amies seraient là pour m’aider, elles qui étaient venues à la banque avec moi… Et, moi aussi, je serais là pour elles. J’avais envie de crier : « Je peux le faire !!! Je LE PEUX ! », alors qu’auparavant une petite voix effrayée résonnait dans ma tête et répétait : « J’en suis incapable toute seule. » Avec des amies comme elles à mes côtés, je le peux !!!
Depuis des années je lis vos romans dont je ne fatigue pas, j’aimerais connaître les plus récents.
Amitiés
Jacqueline
Bonjour Danielle Steel!
J’ai lu votre article et j’avoue que je suis surprise d’apprendre que vous soyez célibataire! lorsqu’on a un coup de blues il faut toujours regarder la vie du bon côté, se faire plaisir, prendre un nouveau départ…
vos livres captivent l’attention du lecteur car il y a des rebondissements, une intrigue, alors on veut savoir comment va se terminer l’histoire de nos héros.
j’ai aussi lu attentivement l’avant-première de votre prochain roman Une femme libre, et je le trouve très intéressant! Comme vos héroines il faut rebondir dans les moments difficiles. Après la pluie, le beau temps.
Bonne continuation
Cordialement
Danielle Steel
Tu ne peux pas comprendre combien j’aime vos livres, je les ai presque tous lus et relus plusieurs fois, ( j’ai commencé par ” il était une fois l’amour” et cela m’a poussé de lire d’autres et pour enfin les aimer. ) et pour le moment j’aimerais garder la copie electronique pour chacun d’eux , j’ai pas envie de me separer d’eux.
Maintenant j’attends les plus recents.
Cordialement.
Clara
chére Danielle Steel
j’adore tous vos romans,le premier que j’ai acheter,c’est kaléidoscope.
depuis je continue à acheter tous vos romans,dés que je le peut.
j’en ai actuellement 32 au total,il m’en manque encore 43.
j’aimerai avoir une photo dédicacée de vous,et etre votre amie.
moi aussi je vis seule avec mon fils Dylan,mon petit dernier,c’est trés dur,
au début le pére m’aider financiérement en fin de mois, meme si on était séparer depuis le mois de juillet 2000, mais depuis l’année derniére plus rien.
de toute façon,on est heureux tous les deux.
je suis grand mére de 3 jolie petites filles et 1 petit fils,le probléme c’est que je ne les
voyaient pas souvent avant et que maintenant je ne les voient plus du tout.
j’ai lu votre biographie,nous avons des points en commun et c’est pour ça que je me
sens proche de vous.
vous pouvez me contacter quand vous voulez,car pour le momment je ne travail pas,
et mon ordinateur reste toujours allumer.
amitié,
micheline